Blog ou carnet de voyage en Colombie

Bilan Colombie

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Bilan Colombie


Notre coup de cœur
  • La côte Caraïbe et le parc Tayrona

De nos 8 mois de voyage, notre passage par la côte Caraïbe est le seul qui a rimé avec “vacances – plages – soleil ”. Nous nous sommes posés quelques jours dans un petit village balnéaire (repaire de gringo, certes), Taganga, pour ne rien faire sinon aller nous poser sur la plage, nous baigner et découvrir les joies de la plongée. Et après des mois de baroudes et de rando, ça fait sacrément du bien ;-)

Comme nous avons malgré nous la bougeotte, nous avons organisé depuis Taganga 3 jours de randonnées dans le magnifique parc Tayrona. Là encore, à part des petites marches le long de la plage, de longs moments avec des amis de voyage, nous avons passé une bonne partie de notre temps à lézarder sur les plages. Le bonheur de ne rien faire dans un cadre idyllique.

 

 

 

 

 

Les incontournables

  • Carthagene

C'est la ville la plus touristique de Colombie et elle mérite son affluence. Le centre historique, cerné de remparts, est magnifiquement restauré. Ce n'est pas vraiment une ville du standing baroudeur. Les galeries d'art et autres magasins chics y fleurissent. Il semblerait que son créneau soit davantage d'attirer les riches colombiens. Cependant, les vieilles pierres, musées, restos, et l'animation des rues ne laissent pas le temps aux flâneurs de se lasser de la ville.

 
 
 
 

 

  • San Agustin et ses mystérieuses statues
Les mystérieuses statues qui entourent San Agustin forment son principal attrait. Elles sont disséminées autour du village. On peut les visiter de plusieurs façons : à pied, à cheval, en 4*4. Quand on aime le plein air et les ambiances semi-montagnardes, ça occupe bien ;-) Après plusieurs jours à San Agustin, on a fini par découvrir un bon nombres de statues. Par contre, on a toujours pas percé les mystères de la civilisation qui les a construites!
 
 
 
 
  • Salento et la vallée Cocora

Nous sommes arrivés à Salento avec comme idée principale de visiter des plantations de café. En fait, celles-ci sont petites et peu nombreuses dans les alentours de Salento. Elles ont comme charme d'être épargnées par l'industrialisation de la culture du café , mais nous en avons vite fait le tour.

 

 

Nous n'avions pas vraiment prévu de visiter la vallée de Cocora, connue pour ses grands et longs palmiers. C'est le hasard d'une ballade qui nous a permis de tomber sur la ferme aux colibris. L'auberge qui accueille les colibris était alors fermée. Si cela n'avait pas été le cas, nous n'aurions pas hésité à dormir sur place pour le plaisir d'être réveillés par le piaillement des colibris.

 

 

 

 

 

Les villes étapes agréables

La Colombie est un grand pays et les distances sont très longues. Quand on voyage en bus, il est indispensable de faire quelques étapes, à moins d'être devenu apte aux trajets de plus de 24h (en général, quand on voyage longtemps, on devient de plus en plus allergique aux longs trajets). Heureusement, le pays possède de jolis villages sur les routes qui mènent aux grandes villes.

  • Ipiales – Et le sanctuaire de Las Lajas

A la frontière de l'Équateur.(route de Pasto - Popayan)

Pour toute personne qui a fait un pèlerinage à Lourdes dans son enfance, le sanctuaire de Las Lajas a une résonance particulière. On y retrouve les caractéristiques de tout lieu de pèlerinage : des pèlerins qui affluent nombreux avec leur fiole à la main, une source d'eau sacrée pour remplir sa fiole et se purifier, une belle basilique construite dans un lieu qui invite naturellement à la méditation. C'est une étape intéressante pour sentir la culture religieuse et catholique des Colombiens.

 

 
  • Bucaramanga et Villa de Leyva

 Sur la route de Bogotá à Cartagene

Deux villes coloniales, entourées de montagnes, qui ont gardé de cette époque une ambiance un peu hors du temps. Entre les deux, nous avons largement préféré Bucaramanga, plus athentique et moins touristique.

 

Bogotá une capitale culturelle

Pour nous tout l'attrait de Bogotá réside dans ses musées. Notamment le musée de l'or et celui de la fondation Botéro.

 

 

En revanche, nous nous sommes pas sentis très à l'aise dans la ville de Bogotá bien qu'elle possède un joli centre historique et des auberges sympas.


Les villes qui ne nous ont pas retenu

  • Medellín : beaucoup trop moderne et occidentale à notre goût.
  • Popayan, jolie ville coloniale qui manque cruellement d'animation. Hormis d'aller visiter le marché guambianos (le mardi) de Silvia à une bonne heure de route.

Et les Colombiens ?

Contrairement aux autres régions andines d'Amérique du Sud, dont les habitants sont souvent sur la réserve, les Colombiens sont très avenants (et principalement dans les régions andines). Ils sont curieux des étrangers qui visitent leur pays et toujours prêt à discuter. On a souvent eu l'occasion de papoter avec des serveurs de resto, des maîtres d'hôtel, de simples passants (quand on les comprenait, car l'accent colombien n'est pas le plus simple). Le pendant de cette nature chaleureuse est un manque d'honnête (héritage de leurs origines latino-hispaniques ?) parfois flagrant. Il nous est souvent arrivé de faire remarquer à un serveur que le compte n'était pas bon quand on nous rendait la monnaie.

Dommage pour ce bémol car il a rendu parfois beaucoup moins agréables les moments passés en leur compagnie et surtout car nous en sommes devenus méfiants.


L'insécurité ?

L'insécurité en Colombie n'est pas celle connue et redoutée par les français : l'enlèvement par des guérilleros / des FARCs. Nous n'avons jamais eu peur de nous faire enlever. Le pays est aujourd'hui beaucoup plus sûr qu'il y a 10 ans et les zones de guérillas sont très très contrôlées et militarisées. Le risque de passer ses 6 prochaines années dans les mains des FARCs après un voyage en Colombie est quasi inexistant. Cependant il reste largement conseillé de rester dans les sentiers battus.

La petite délinquance est une réalité, comme dans beaucoup de pays d'Amérique du Sud. Elle est plus importante dans les grandes villes où les contrastes de richesse sont élevés. Pour notre part, nous avons en Colombie été moins chanceux que lors du reste de notre voyage. Nous nous sommes fait voler à 2 reprises : une fois un gros sac de voyage dans la soute d'un car (c'est toujours emmerdant même sur la fin d'un voyage – où bien sûr une partie des vêtements n'a plus d'utilité mais où en contrepartie le sac est rempli de souvenirs de voyage) et l'autre fois, un porte monnaie contenant 3 fois rien mais volé dans les rues de Bogotá par un gamin de 14 ans avec arme blanche (là c'est aussi très énervant mais pour d'autres raisons).


Sortir des sentiers battus ?

Vous l'aurez compris, hors des lieux touristiques, truffés de policiers, l'ambiance est peu sûre. On n'a pas osé sortir des sentiers battus et l'on a bien sûr regretté cet aspect là du voyage qui nous a tant plu dans d'autres pays d'Amérique du Sud. C'est notre principale déception dans ce pays qui réserve pourtant de belles surprises.

Nous avons aussi parfois eu du mal à organiser notre voyage car nous étions dépourvu d'un bon guide sur la Colombie. A part, la bible des voyageurs en Amérique du Sud (South America on a shoestring), dont le chapitre sur la Colombie est assez light, on ne trouve aucun guide à échanger / acheter dans les auberges et librairies. On a tenté les guides locaux mais sans succès.

 

Villa de Leyva et Bucaramanga, le retour vers Bogota

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Bucaramanga & Villa de Leyva, le retour vers Bogota - du 1er au 5 septembre

Deux petites étapes sur notre trajet de retour vers Bogota puis la France.

Voici un récit en image de deux étapes pleines de fraicheur et d'authenticité, dans des villes coloniales, qui ont gardé de cette époque une ambiance un peu hors du temps. 

Bucaramanga

 


 

 

 


 

 


 
 

 
 
Villa de Leyva

 

 

 

 

 

------------------------------------------------------------

>>> Infos pratiques  >>>

Villa de Leyva versus Bucaramanga, quelle ville choisir quand on a peu de temps ?

D'un point de vue "architecturale" les deux villes se "valent". En revanche, l'atmosphère n'a rien a voir.

Villa de Leyva, proche de Bogota,est très fréquentée par des habitants de la capitale et cela se sent. La villle est très animée (pas de souci pour trouver un resto), et pleines de boutiques de déco ou de souvenirs. La contre-partie, elle perd un peu de son charme et de son authenticité. 

Bucaramanga est plus à l'écart et donc plus tranquille et plus authentique. Sans surprise, nous avons largement préféré cette ville-village. Mais c'est une question de goût ;-) 

 

 

 

 

 

   

Bogota

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Bogota - du 5 septembre au 9 septembre

Nous y voilà, Bogota, dernière étape de notre voyage. C'est d'ailleurs ce qui explique que nous y ayons passé plus de temps que ce que nous aurions voulu. Cette capitale de l'insécurité présente cependant de nombreux intérêts.

Bogota comme toute capitale compte quelques grandes places et bâtiments imposants. 

 


 

Le cœur institutionnel de la ville est proche de la vieille ville, qui a gardé une forte identité d'antan. Comme les noms de rue en attestent, à l'époque la mode n'était pas à l'optimisme!

 

 

 

Mais l'intérêt majeur de la ville, c'est sans aucun doute son musée de l'or. Il contient un quantité impressionnante d'objets, ce qui est surprenant connaissant le zèle qu'ont mis les Espagnol à le fondre.

En Colombie, quelques types d'offrandes pratiqués par les communautés amériendiennes ont protégé le patrimoine de l'avidité des conquistadors.

Ainsi, les indigènes Muisca , lors de cérémonies religieuses, offraient leur objets en or à une lagune sacrée pour apaiser la colère de leurs Dieux. Leurs objets en or, véritables œuvres d'art, sont restés sous les eaux, à l'abri des convoitises, de nombreux siècles avant d'être découverts.


 


 

 

 

Le musée Botéro est aussi sympa. Surtout que nous apprécions vraiment cet artiste farfelu, icône de l'art moderne colombien.

 


 

 

Enfin, un petite ascension sur le Cerro de Montserrat, nous permet d'avoir une vue aérienne sur la ville et de prendre un peu l'air à plus de 3000 m d'altitude.

 

 

Petite pause de réflexion, au pied d'une colonne, avant de repartir vers le continent Européen, après 8 mois de voyage, de découvertes, de plein air, de rencontres et surtout de bonnes surprises sur le continent Sud-Américain.


 

Avant de quitter Bogota, une fresque murale nous interpelle. Némo est passé par là avec ses pinceaux. Nous retrouverons bientôt des fresques semblables à Paris et pleins d'autres aventures, différentes mais toutes aussi passionnantes!

 


 

 --------------------------------------------------------------

>>> infos pratiques >>>

Bogota, une capitale sûre ? 

S'il ne nous était rien arrivé, nous vous répondrions probablement, que son centre ville est aussi sûr que n'importe quelle grande capitale notamment car le centre historique et institutionnel, est truffé de policiers. Ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas prendre de précaution : avoir peu d'argents sur soit, ne sortir son appareil photo qu'au moment opportun etc.

Ces précautions nous ont évité de nous faire dépouiller des objets de valeur quand nous avons vu débouler, à deux pas de notre hotel, vers 20h, trois gamins, dont l'un pointait discrètement un couteau à notre intention au cas où nous ne serions pas coopératifs. L'incident a été sans réel impact. Nous avions sur nous, de visible, juste deux petits porte-monnaie, qui ne contenaient pas grand chose.

Cet épisode étant arrivé alors que nous faisions attention à ne pas attirer l'attention d'éventuels pick-pockets, nous insistons : il faut redoubler de prudence à Bogota malgré la présence de policiers dans les rues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Les Caraïbes, Paseolatino en vacances

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Les Caraibes - Santa Marta -Taganga - Parc Tayrona - du 24 au 31 août - 8 jours.

Paseolatino en vacances.

 


 

 

Soleil, plages paradisiaques, cocotiers, eau de la mer chaude... Bref tout pour lézarder. Mais pas seulement, la faune marine, la forêt tropicale sont autant de prétextes pour bouger.

Après quelques jours de tuba, de plage, de lecture, nous partons pour le parc Tayrona.

 

 

 

Le parc Tayrona est composés de magnifiques plages uniquement accessibles après une marche de plusieurs heures à travers la forêt tropicale. Petite marche qui nous permet d'observer des singes à la coiffure étrange, un bon nombre d'oiseaux et beaucoup de lézards...

 

 



Les plages sont absolument magnifiques. Certaines sont trop dangereuses pour la baignade, d'autres sont de véritables piscines. Nous choisissons la plus calme pour partir, équipés de nos masques et tubas, à l'exploration. La zone maritime est aussi protégée : la faune marine est nombreuse, les poissons ne sont vraiment pas farouches et il est même possible d'en toucher certains. D'autres s'approchent de notre masque car il est de la même couleur qu'eux.

 

 


 

 

 

 

Mais la rencontre qui marquera vraiment notre plongée sera celle d'une tortue marine de 70cm. Animal qui sera venu nous observer de près, que l'on aura pu caresser et qui nous tiendra compagnie pendant près d'une heure. A ce moment là, on a regretté de ne pas avoir d'appareil photo sous-marin.

 




Les jours suivants, deux tentatives de retrouver des tortues se révèlent infructueuses. A défaut, Théo tombera nez à nez avec un Barracuda de 1m20, poisson particulièrement impressionnant, surtout quand il sort les dents.


Lors de notre séjour dans le parc, nous retrouvons par hasard Shirie et Edod, un couple israélien que nous avons rencontré pour la première fois au début de notre voyage à Ushuaïa et avec lequel nous pourrons échanger beaucoup d'anecdotes de voyage. L'Amérique latine est petite ;-)

Pour finir notre séjour dans le parc Tayrona, nous faisons une rando dans la fôret un peu plus longue qu'à l'allée. Notre but était de visiter les ruines d'un village pré-hispanique perdu dans la jungle - Le Pueblito (6 heures jusqu'à la route). La balade est éprouvante, les 500m de dénivelé rudes, la chaleur pesante mais rien que le chemin en vaut la peine.

 

 

De retour à Taganga, Théo se dit que, si au monde, il y a un endroit où faire de la plongée, c'est bien ici. Qu'à cela ne tienne, il part un matin avec un accompagnateur pour deux plongées de 40mn. Au programme coraux, poissons trompettes, poissons ballons qui gonflent quand on les attrapent, murennes, algues bizarres. Ca vit, ça bouge de tous les côtés c'est impressionnant. La sensation est vraiment sympa, et à l'apogée de la plongée (-55 pieds), c'est à peine si l'on devine encore la surface. on est dans un autre monde. La prochaine fois, on passera notre niveau 1.

 

 

 
 

 Voir plus de photos des Caraïbes

 

---------------infos pratiques ------------------------------

Nous avons passé deux nuits dans le parc, une à la plage de el Cabo san Juan. hyper touristique et avec des prix de location de hamacs ou tente un peu excessifs. L'autre, nous l'avons passée à la plage d'Arrecife, c'était beaucoup plus calme et très appréciable.

Pour aller de Taganga au parc Tayrona prenez les transports en communs, c'est nettement moins cher et tout aussi rapide. Taganga -> Santa Marta, Santa Marta -> Tayrona.

Si vous ne rentrez pas du parc par le Pueblito, des claquettes suffisent. Pensez à emmener masques et tubas, car il est impossible d'en acheter-louer sur place et la faune marine est à elle seule un motif pour visiter le parc.

   

Carthagène de India, la perle des Caraïbes

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. PDFImprimerEnvoyer

Carthagène de India, la perle des Caraïbes, du 22 Août au 24 Août - 3 jours

 

 
 
 

 

Carthagène est une ville fortifiée, dont les remparts, à l'instar de Saint Malot, donnent directement sur la Mer. Sauf qu'ici, la mer, c'est les Caraïbes. A l'époque coloniale, Cartagène était un important port, qui servait en particulier pour la traite des esclaves africains. Carthagène était donc une ville riche et a été construite avec beaucoup de goût. Elle est aussi au coeur d'une importante communauté noire, et dans certains villages à proximité, le Créole est encore parlé.
Carthagène par son statut de port met en évidence que le patrimoine colonial de l'amérique du Sud est le fruit de la traite des esclaves, de l'exploitation des ressources minérales et du pillage de l'or indigène.

 

Carthagène est vraiment une jolie ville. Les rue y sont agréables, les façades y sont très bien entretenues et on y trouve de jolies places.

 

 



Plaza Bolivar nous avons assisté à des danses qui sont venues d'Afrique avec les esclaves et qui 500ans plus tard gardent une très forte identité africaine. Malgrè l'étoufante chaleur, les danseurs sautent, courent, tremblent de toutes parts. Nous ne nous lasserons pas de les observer.

 
 


 
Mais il n'y a pas que la chaleur  qui nous rappelle que nous sommes toujours en zone tropicale. Il suffit de faire un petit tour dans le parc du centenaire pour avoir une piqûre de rappel. Nous y voyons d'immenses Iguanes, des singes, des paresseux et... des crocodiles de 1m20. Le tout bien sûr en parfaite liberté.

 
 
 
 
 
 

 

 

Nous avons visité aussi le palais de l'inquisition et son musée. Le musée parle très peu de l'hitoire et montre beaucoup d'objets de torture. A y regarder de plus près, ces objets pour la très grande majorité datent du moyen age et n'ont donc jamais été utilisés en amérique du sud. On y trouve aussi une guillotine... Bref, un musée parfait pour semer la confusion. Le second étage, parle lui, en revanche de l'histoire de Cartagène, des populations africaines et de leur évolution culturelle jusqu'à aujourd'hui. C'est très intéressant.