Blog ou Carnet de voyage en Equateur

Bilan Equateur

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L'Équateur est un concentré d'Amérique du Sud. C'est le plus petit pays que nous avons visité sur le continent et pourtant, on y a retrouvé beaucoup des caractéristiques des pays visités : Sierra, Selva y Costa (Montagne, Forêt-jungle et côte)

  • Le pays est traversé par la chaîne des andes. Beaucoup de grandes villes, comme Quito, sont construites en altitude et entourées de massifs montagneux et de volcans. Les habitants des andes, habitués à cette vie en altitude, supportent bien les journées parfois très chaudes et surtout les nuits fraiches. Hors des grandes villes, les indigenas, descendants des natifs de ces régions, portent encore des costumes traditionnels et partagent certains traits culturels avec leurs cousins péruviens et boliviens, comme leur langue le « quichua »et leur musique.
  • La majeure partie de l'Equateur est occupée par l'Amazonie. Ayant passé pas mal de temps en Amazonie péruvienne, nous n'avons pas visité la selva de ce pays. On imagine qu'il y a de fortes similarités avec le reste de l'Amazonie.
  • L'Equateur, c'est aussi sa côte pacifique. Avec des spots de surfeurs, comme dans certaines stations balnéaires du Pérou et du Chili. Mais aussi des baleines qui viennent parader le long de la côte, comme en Colombie.
Il nous semble que l'Équateur est le pays idéal pour avoir un aperçu de l'Amérique du Sud lors d'un voyage de quelques semaines. D'autant que les déplacements sont un peu plus simples, car les distances plus courtes qu'au Pérou et en Bolivie. C'est un pays d'une grande diversité géographique et culturelle, qui réserve, en cela, forcément de bonnes surprises. Un bémol cependant. Les transports vers et dans les grandes villes sont truffés de pickpocket et les chauffeurs de taxi pas toujours honnêtes. Il faut dont rester sur ses gardes dès que l'on se déplace.

Pour notre part, nous avons décidé de ne pas parcourir de long en large ce beau pays, et de passer plus de temps dans les régions différentes des pays déjà visités. On en garde plein de bons souvenirs, notamment  :

  • l'émotion de voir des baleines près de Puerto Lopez,

 
  • le sentiment d'avoir parcouru des milliers de kilomètres en arrivant dans la région afro-équatorienne et pleine de vie d'Esmeralda.


 
 

Parmi les destinations incontournables où nous nous sommes rendus.

  • Quito nous a séduit par son patrimoine culturel

 
  • Le marché d'Otavalo est beaucoup plus impressionnant le samedi que les autres jours. Et vraiment chouette à visiter pour son ambiance à la fois touristique et traditionnelle.
 
 
 
En revanche,
  • la ville de Cuenca ne nous a pas retenu
  • La Mitad del mundo est vraiment un lieu plus symbolique qu'autre chose. Le genre d'endroit où l'on vient uniquement pour la photo souvenir

 

L'Equateur nous a réservé peut-être moins d'inattendus que d'autres pays visités. Néanmoins, nous gardons un très bon souvenir de notre arrêt, un peu hasardeux, dans la petite ville de Montecristi.

 

 

 

Nous ne sommes pas allés aux Galapagos... C'est vraiment cher, surtout en mode croisière, le meilleur moyen de visiter les îles. Nous irons quand nous serons retraités ;-)






 


 

 

Libération d Esmeralda

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L'indépendance d' Esmeralda - le 5 aout

Le 5 août, jour commémoratif de l'indépendance de la ville, nous assistons à un défilé officiel.

Toutes les écoles et pom-pom girls de la province défilent dans des costumes qui semblent à la fois porter l'héritage de l'époque coloniale, et l'influence des pom-pom girls à la mode américaine.

 

 



 

Par la suite, on cherchera, toujours sans succès, à assister à une démonstration de Marimba. Cete fois ci, plutôt que sur un combat de coqs, on tombera sur une conférence du maire de la ville. Notre endurance d'étudiants a été mise à mal. On avait vraiment le sentiment de retourner sur les bancs de l'université et on a pas tenu jusqu'à la fin des discours.

 

Anecdote :

L'Office du tourisme d'Esmeralda, à quoi ça sert ?

Acte 1, Scène 1

A Esmeralda, en Equateur, nous étions à la recherche d'informations sur les alentours. Naturellement nous nous dirigeons vers l'office du tourisme. Deux personnes nous y accueillent.
- Nous : Bonjour,
- Eux : Bonjour,
- Nous : Nous voudrions des informations sur les alentours de la ville. En particulier sur le parc avec les mangroves les plus hautes du monde.
- Eux :
- Nous : ?????
- Eux :
- Eux : C'est à dire que nous ne donnons des informations que sur la ville.
- Nous : Et donc qu'est ce qu'il y à a faire dans la ville.
- Eux : Il y a un musée là !
A ce stade nous en déduisons qu'ils sont payés pour indiquer le musée.

Sur ce, un des deux disparait, va chercher un DVD, l'introduit dans son lecteur et signifie à son compagnon que c'est là que nous voulons aller. Nous n'avons, bien sûr, pas la possibilité de voir l'écran.

- Nous, mettant fin à ce petit manège : Et où peut-on avoir des informations sur la région.
- Eux : Au ministère du Tourisme,
Le fonctionnaire prenant un plan nous indique l'adresse.

Acte 1, scène 2
Nous arrivons sur le dit lieu. Pas de minstère du tourisme. ç'aurait été trop beau que l'office de tourisme sache où se trouve le ministère du tourisme. Après une heure d'enquête auprès des habitants et d'officiers de police, nous trouvons à un paté de maison le fameux "ministère". Celui-ci avait déménagé depuis 4 mois.
 

 

 

   

Otavalo, le plus grand marché d Amérique Latine

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Otavalo – Le plus grand marché d'Amérique Latine - du 6 au 8 août

Otavalo est une de nos seules étapes andines en Equateur, hors de grandes villes. On y retrouve l'atmosphère traditionnelle qui règne dans toute la cordillère notamment en Bolivie et au Pérou. Les indigènes d'Otavalo parlent le Quechua d'Equateur (le Quichua) et portent presque tous le costume local. Les hommes aussi : cheveu long, chapeau feutré, pantalon court et poncho. Ce qui est assez rare dans les autres contrées andines. Nous sommes à peine, à vol d'oiseau, à une 100aine de km de San Miguel, communauté afro-équatorienne où nous étions la veille. Mais nous avons l'impression d'avoir fait des milliers de km tant l'atmosphère est différente.

 

 

 

 


 

 

Nous nous sommes arrêtés à Otavalo car la ville est réputée pour son marché, qui serait le plus grand de toute l'Amérique du Sud. Arrivés un jeudi dans la ville, le marché nous semble de prime abord faire pâle figure par rapport à certains marchés visités en Bolivie et au Pérou. Certes, on y entend parler beaucoup de langues étrangères, mais ce n'est pas un critère de « grandeur » de marché ! Nous restons cependant quelques jours dans la ville. Le samedi nous voyons le marché s'étendre sur plusieurs rues autour de la place aux Ponchos. C'est devenu un marché tentaculaire avec des stands de hamacs, ponchos, et poupées locales à perte de vue. Le marchandage est de rigueur. On en est pas vraiment fan mais les échanges sont vraiment très cordiaux avec les marchands et l'on se prend vite au jeu.

 

 

 

 

 

 

Le samedi, à quelques rues du marché touristique, se tient un autre marché d'un tout autre genre. Le marché aux animaux. Hommes et femmes marchandent le prix de leur bête au milieu d'une gigantesque basse-cour. Ça grouille de partout. Il y a l'espace des cochons, où chaque propriétaire lutte pour ne pas se faire emporter par la bête qui tire trop sur la corde. L'espace des vaches, des moutons, des poules& poussins, des lapins, des chiots et surtout le plus drôle à voir celui des cuy.

 

 

 

 


 

Beaucoup des articles vendus à Otavalo sont fabriqués dans les villages alentours. Nous décidons d'y faire un tour. Quelques artisans tissent encore des tapis avec de vieux métiers à tisser. Nous sommes intrigués par le bruit qui vient de nombreuses maisons. On passe une tête dans l'une des habitations. L'artisanat évolue, le métier à tisser est devenu électrique. Trop contente de nous voir entrer, la famille, où trois générations travaillent, nous accueille avec un grand sourire.

 

 

 

 

 

 

Voir plus de photos d'Otavalo


 



   

Clichés équatoriens

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Cuisine équatorienne


Le Cuy (cochon dinde) et le céviché sont des plats « nationaux », comme au Pérou. On trouve aussi des empanadas. Mais ce sont en général des patisseries sucrées. On est loin de l'empanadas de Tucuman.


La côte Nord, afro-équatorienne, en revanche, a quelques particularités gastronomiques. Notamment, les encocados, ou encocaos, viandes, poissons ou crustacés y sont cuisinés dans une délicieuse sauce à la coco. Un vrai régal, héritage de la descendance africaine des habitants de la régions.

 


 

 

Les jugos ou batidos
Comme dans beaucoup d'endroit en Amérique du Sud, on consomme en Equateur énormément de jus ou de batidos (fruits mixés, mélangés avec du lait et du sucre). Mais le choix de fruits exotiques est encore plus vaste. Pour notre part, nous sommes fan des batidos de tomate de arbol et naranjilla. Et pourtant ces fruits, crus, sont immangeables.

 

 

 

 

Les camiones

Si la majorité des transports en Equateur se font en bus, il est possible de faire beaucoup de petits trajets en camiones. Par rapport à la Bolivie, c'est la verson luxe de ce moyen de transport car les camiones sont ici pourvus de bancs et toit. 

 


 

 
A la orden!
Formule de politesse que l'on entend à chaque fois que l'on passe devant un stand dans le marché d'Otavalo. De façon littérale, cela signifie "à vos ordres" ! On le traduirait plutôt par " à votre service". On pourrait également comparer cette formule au  "pour le plaisir des yeux" en Afrique, tant les marchands en usent et en abusent.



Le dollars
L'Equateur a abandonné sa monnaie nationale, le Sucre, pour le dollars depuis quelques années pour une plus grande stabilité monétaire. Pas de billet à l'éfigie d'une personnalité historique Equatorienne. En revanche, certaines pièces de dollars sont spécifiquement frappées avec des symboles équatoriens.



Les facades peintes au numéro des candidats
Dans les campagnes, de nombreuses façades sont peintes au numéro de la liste d'un candidat politique. Beaucoup d'Equatoriens se baladent également avec des t-shirts au numéro d'une liste.

 

 

 



Les statues
Dans chaque ville, les places principales sont surmontées d'une statue à l'effigie des premiers habitants. Tsachilla à santo Domingo, Indiens à Otavalo, Afro-équatoriens à Esmeralda...Un éventaire de toutes ces statues en dirait beaucoup sur la diversité des populations équatoriennes.  

 

   

Esmeralda, combat de coqs

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Esmeralda - combat de coqs - le 4 aout

Nous retournons, avec Thomas, à Esmeralda pour l'anniversaire de la libération de la ville. Nous comptons bien y voir des danses (Marimba) et de la musique locale. Comme dans beaucoup d'endroit en Amérique Latine, il est facile d'obtenir une information, mais il y a bien peu de chances qu'elle soit fiable (même si elle vient d'un officiel - nous vous conseillons de lire l'anecdote de l'office du tourisme). C'est ainsi que nous nous retrouvons dans une fête foraine où il n'y a pas la moindre trace de danse, puis dans un combat de coqs.

Le combat de coqs consiste à élever et entraîner un coq pendant un an. Le coq est plumé partiellement pour que sa peau devienne plus dure. Une fois l'animal pesé, les candidats sont mis sur une table et leurs maîtres se mettent d'accord pour un combat et un montant.

 

 

 

La somme pariée peut aller jusqu'à 1000$. Les spectateurs parient également et vivent le combat avec une ferveur digne de n'importe quel match de boxes.

 


Les propriétaires se transforment en coach. Ils encouragent et soignent avec précaution leur coq pendant le combat.

 
 

Tout ça pour parfois perdre le combat en moins de 10s ou voir son coq fuir comme une poule mouillée. Globalement c'est assez violent, le perdant est le premier assomé, égorgé ou qui tourne fou. Dans tous les cas, il finira dans l'assiette de son propriétaire qui en même temps doit bouffer une bonne dose de stéroïdes et d'anabolisants... Un petit coq au vin, Virenque?

 

 

 

 

   

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