Blog ou Carnet de Voyage au Pérou

Clichés Péruviens

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Clichés péruviens


Plaza de armas
Perdu ? Pour retourner au centre, demandez la « Plaza de armas ». Au Pérou, dans chaque ville la place principale s'appelle Plaza de Armas... On ne va pas parler de manque d'imagination, mais bon!

Cuisine péruvienne
On peut lire dans la presse des articles affirmant que la cuisine péruvienne est meilleure que la française. Que votre chauvinisme primaire ne vous pousse pas à en tirer des conclusions hâtives sur la qualité de la presse péruvienne. Au Pérou, on bouffe bien, pas de doute.

On a testé et on a adoré :
Le ceviche. Plutot que de cuire, on cuisine, poisson viande ou légumes dans du citron, ave diverses algues et herbes. Même si c'est un super moyen de chopper des parasites, ça dépote! 

 


Les avocats. Ils font 3 fois la taille de ceux qu'on mange en France. Du petit-dej au souper; les plats sont généralement accompagnés de quelques tranches d'avocat.

La chicha morada, boisson de mais bordeau... A importer en France.

 

Les Jugos et batidos
Envie d'un rafraichissement. Arrêtez vous au prochain stand de jus du marché. Pour 1 ou 2 soles (0,25 à 0,5 euro), on vous servira un énorme verre de pur jus d'orange, d'ananas, de fraise, de papaye...Et aussi,selon les régions de mangue, de coco, de cocona, d'aguare ... Un vrai régal qui se transforme vite en addiction.

Nos papilles n'ont pas été convaincues :
Le cuy, ou cochon d'Inde. Si l'animal est élevé au sein de la maison familiale, ce n'est pas tant pour sa compagnie attachante, mais car les péruviens en raffolent, doré au four. On a essayé à plusieurs reprises. Sans grand succès. On a trouvé le cuy hyper difficile à bouffer et très gras.

 


Le Suri, un ver grand comme le pouce qui se mange en brochette.

 





Transport en commun
La gamme des transports motorisés au Pérou est très diversifiée. Il y a de tout.

  • Moto-taxi en ville,
  • d'une ville à l'autre : camione pour ceux qui aiment l'aventure, taxi, caro, micros, truffis, collectivos, bus, mobilidad...
  • Et pour les grandes distances, bus « touristiques » grand confort avec enregistrement des bagages, prise d'empreintes et film des passagers avant d'embarquer, démonstration des consignes de sécurité par une hotesse au départ du bus, et repas à bord. Non, vous n'êtes pas à bord d'un avion mais bien d'un bus.

 

Epouillage en public
Un moment d'inocupation, un trajet en bus, en taxi, en barque.
Profitons en pour s'epouiller. Entre mère et fille, entre copain ou copine. La scène s'observe vraiment n'importe où, n'importe quand. Les poux n'ont qu'a bien se tenir!

 

 


Le Tourisme Péruvien
Le tourisme péruvien est encore en rodage. Jugez par vous même. 

 


 

Hola Gringo!
Pour les péruviens (hormis dans les grandes villes), tout voyageur à a peau claire est un gringo. Pour nous, le terme de gringo a d'emblée une consonnance péjorative. Là-bas, pas du tout. Ça peut être même affectueux : « como esta la gringita ? Que tal el gringito? ». Malgré tout, cette façon de nous appeler ainsi nous colle une étiquette pas très agréable : « celle du gringo qui a de l'argent, qui ne connaît pas forcément la valeur des choses... ». On est tous dans le même sac, même le « gringo » bien intégré, qui vit au Pérou depuis plusieurs années...
Allez expliquer aux Péruviens que ce n'est parce que vous êtes blanc, que vous venez des USA, que vous avez des dollars et que votre langue est l'anglais.
Certain comme Eduardo, notre guide, l'avait saisi en partie, laissant cependant quelques subtilités de côté. Il nous présentait ainsi : « Ce ne sont pas des gringos, ils sont français, c'est pour ça qu'ils parlent bien espagnol ».

 

Cuanto cuesta el vuelo Paris-Lima ?
Il faut s'attendre au Pérou à devoir répondre (en moyenne une minute après avoir engagé la discussion avec un péruvien) régulièrement à certaines questions comme « quel est le prix du billet d'avion Paris-Lima ? Le prix d'un appareil photo? ...et savoir y répondre astucieusement, genre par "On ne sait pas, on est venu en train" ;-)

 

Boleto turistico
Au Pérou, en particulier dans le Sud, les responsables des sites ont bien compris comment faire casquer les touristes. Bien sûr, il y a le Machu Picchu, qui est sans doute l'un des monuments les plus chers du Monde. Mais après le Machu Picchu, le Pérou n'a pas dit son dernier mot. Vous voulez visiter un ou deux sites près de Cuzco...Vous devez acheter un billet pour tous les sites (une quinzaine), pour la modique somme de 130 Soles (35€) soit 1/4 de SMIC dans la plupart des pays sud-américains ! Vous voulez vous ballader le long du Canion de Colca, vous payez votre billet pour 15 sites, dont le seul où vous vous arrêterez est la « Cruz del condor ». La ballade de 400m coûte ainsi 35 soles (9€). Trouvant ça un peu fort de café, on a protesté en disant que l'on allait nous promener plus loin. On s'est vu répliquer qu'il fallait attendre le bus suivant et que l'on ne pouvait pas prendre la route à pied ! Bref, c'est gratuit en voiture et payant à pied... Bravo l'équité.
A titre de comparaison, l'entrée sur le site de Chan Chan, dans le Nord du Pérou, véritable trésor de fouilles, d'entretien et de restructuration coûte 12 Soles (3€).

 

Bilan Pérou

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Notre coup de coeur : Notre voyage dans le bassin amazonien péruvien

  • Le voyage en bus, puis en bateau pour atteindre Iquitos est en soi une belle et dépaysante traversée. La curiosité de la région est principalement son incroyable faune. Mais ce sont les rencontres, souvent inattendue, avec ses chaleureux habitants qui font que nous avons particulièrement apprécié la région. L'hospitalité de la famille de Pablo à Bélen qui nous accueilli avec tant de joie et de bonne humeur dans leur maison flottante. La gentillesse et la curiosité de la famille d'Esther et Armando sur les rives du Rio marañon, qui nous aidé à organiser notre épopée vers les communautés natives. Le désir de notre guide Eduardo de nous faire découvrir le monde des communautés natives dans les meilleures conditions. Et bien sûr, le contact avec les natifs indigènes qui nous ont souvent prêté leur toit pour la nuit.



 
 





A la découverte des sites historiques

Le nombre de sites archéologiques du pays est si important qu'un voyage au Pérou amène de façon quasi incontournable à la découverte de veilles pierres et civilisations ancestrales. Voici les sites que nous avons préférés :

  • Comment ne pas citer le fabuleux Machu Picchu ? Mais aussi tous les sites incas de la vallée sacrée où l'on peut admirer le savoir faire des incas. Pisac, Sacsaywaman et Ollantaytambo. Et les moins connus mais tout aussi intéressants amphithéâtres de Moray et salinas de Taramba.






 





  • ChanChan et les Hueca de la lune et del sol (Tujillo). Après le Macchu Pichu et la vallée sacrée, on pensait finir par être blasés des visites de sites archéologiques. Nous sommes restés très impressionnés par ces temples d'adobe sculptés.



  •  Les lignes de Nazca. Même si la ½ heure de survol est insuffisante pour tomber en émoi devant les lignes, nous avons été très contents de l'avoir fait pour voir de nos propres yeux les géoglyphes. L'existence de ces gigantesques dessins tracés dans le sol est vraiment intriguante et nous avons, après la visite, passé pas mal de temps sur wikipédia&co à chercher des informations pour comprendre leur origine.

 

Les sites historiques qui ne nous ont pas paru incontournables :

  • La forteresse de Kuélap (Chachapoyas). Il s'agit d'un avis très personnel car beaucoup de voyageurs ont un vrai coup de coeur pour ce site. Peut-être est-ce car nous avons beaucoup de ruines de forteresse en France que celle-ci ne nous a pas plus impressionnée ? Dans tous les cas, ce site ne nous paraît pas vraiment relever la comparaison avec le Machu Picchu comme l'indique le LonelyPlanet.
  •  Les trésors enfouis autour de Chiclayo. Il faut aimer les musées pour apprécier l'étape car les sites historiques ont en eux-même peu d'attrait.

Citadins au Pérou

  • Hormis Cuzco et Aréquipa, nous n'avons pas eu envie de nous éterniser dans la plupart des grosses villes du Pérou. Nous avons, sans surprise, vite eu envie de quitter Lima. Plus au Nord, nous n'avons pas vraiment trouvé beaucoup de charme à Trujillo et Chiclayo, bien qu'il y ait quelques demeures coloniales bien conservées dans leur centre ville.

 

La côte péruvienne 

  • Côté mer, notre étape à Pimentel (près de Chiclayo) était une pause un peu à part dans notre voyage au Pérou. Qui nous a permi de prendre le premier bain de mer de notre voyage (un peu frais) au côté de pêcheurs sur leur caballitos. C'était très différent du reste de notre voyage au Pérou et en cela très chouette.

 

Air pur et montagne

  • On garde un excellent souvenir du canyon del colca, de ses sources chaudes, des ballades pittoresques qu'on y a faites et de la gentillesse de ses habitants. Expérience que l'on ne peut apprécier que si l'on part sans groupe organisé.

 
 



  • On a aussi beaucoup aimé Huaraz. La randonnée du Santa Cruz est une bonne option pour voir en quelques jours de belles lagunes et des sommets enneigés. Cette pause nous a également permi de faire pas mal de rencontres très sympas d'autres voyageurs.




Rencontre avec les péruviens

Hormis dans les grandes villes et près des sites mégas touristiques du Sud, où les péruviens sont souvent très intéressés par notre porte monnaie, on a trouvé les péruviens très attachants. C'est une société très hétéroclite, avec d'un côté les citadins, au mode de vie occidental, et de l'autre les "indigenas" qui vivent encore de façon traditionnelle. Nous avons, de temps à autre, rencontrés des péruviens en congés où des professionnels en voyage, avec lesquels nous avons eu des échanges très intéressants sur l'évolution de leur pays. Mais c'est dans le canyon del Colca, et dans le Nord du Pérou, notament à Chachapoyas et dans le bassin amazonien que nous avons les meilleurs souvenirs de contacts avec les habitants. 

 

 

   

Visite aux indigenes amazoniens, un itinéraire hors des sentier battus

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Rio Chambira - du 6 au 11 juillet

Un article plus long que d'habitude pour une étape hors du commun !

 

 

Le retour d'Iquitos via l'Amazone

Nous filons prendre la lancha avec dans la tête de s'arrêter à mi chemin dans une petite communauté. Lors du trajet, nous rencontrons un petit groupe qui lui part faire un tour dans un confluent de l'Amazone pour aller voir des communautés indigènes qui n'ont sans doute jamais vu un touriste de leur vie. Un d'eux nous propose de venir avec eux. Puis après nous avoir fait louper notre arrêt initial, un autre nous prie pour des problemes d'organisation, de façon peu polie, de ne pas venir (en langage chatié). Après négociations, nous partirons du même point, mais nous prendrons un autre confluent.

 

Préparation de l'expédition

Il s'agit maintenant de monter l'expédition, car les communautés sont éloignées (plus d'un jour de barque). Au village on nous propose un guide, un commerçant qui fait du troc avec les indigènes. Pour notre consommation, nous emportons donc 20l d'eau traitée, 5kg de riz, 4kg de pates, 4kg de sucre, 2kg de sel, des oignons, de l'huile, 10 galons d'essence. Pour ce qui est du poisson, de la yuka et des bananes, on achètera sur place.

Suite à un accident, notre guide Edouardo, a perdu l'usage d'un avant bras et d'une main. Ayant peur que l'on ait à subir les conséquences de son handicap, le voici qui recrute une jeune cuisinière qui emmène sa jeune soeur. Tout ceci sans nous avertir. Nous aurions fait de bon cœur la cuisine. 

A l'étape suivante nous prenons le moussaillon habituel d'Edouardo, un natif surnommé Chapo.

 

Bref, il nous faut plus de riz... Et ici il n'y a pas de riz. La solution est d'envoyer un mec en barque en acheter... Chose qui prend 6 à 7h étant donnés que nous sommes maintenant bien éloignés. Nous sommes là en pleine improvisation à la Péruvienne, une drôle d'aventure. Le nombre de jours programmés de l'expédition passe de 3 à 2 puis 5 puis 3, puis 4. Autant dire que pour la bouffe, c'est pas pareil. Finalement on fixe à 4 jours.

 

Les communautés indigènes

Les communautés indigènes sont relativement protégées du reste de la civilisation (comprendre très difficilement accessibles). Il faut compter 6 à 8 jours de barque aller/retour pour y accéder depuis une ville équipée de l'eau courante ou de l'électricité 24h/jour. Pour faire simple : c'est super paumé. Paumé donc authentique (nous sommes sans doute les premiers touristes á y aller), paumé donc très pauvre.

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La grande marque identitaire de ces communautés est l'habit des femmes, qui comme un peu partout dans les pays en développement, reste plus longtemps traditionnel que celui des hommes. De même, les femmes ne parlent pas espagnol ou ne le montre pas. Ca limite le risque de les voir aller faire des petits métis natifs/ non-natifs (si vous voyez ce qu'on veut dire). Cela devrait changer, car maintenant la plupart des jeunes filles de moins de 12 ans sont scolarisées et le parlent un peu.

 

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En arrivant dans une communauté, on crée tout de suite l'animation, d'autant plus que, l'arrivée d'un commerçant signifie l'arrivée de produits désirés. En particulier l'alcool. Autre source d'intrigue, l'appareil photo, tout le monde veut se faire prendre en photo et prendre la pause, les petits pleurent quand on s'approche et les plus grands les approchent de force. On s'arrangera pour leur envoyer les photos via Eduardo, car bien sûr le courrier n'arrive pas là bas.

 

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Incident diplomatique

Les gamins et les plus grands parlent un peu voire bien espagnol, nous avons donc quelques échanges. Échanges qui malheureusement n'empêchent pas certains incidents diplomatiques. Pour bien comprendre, il faut savoir ce qu'est le Masato, la boisson favorite des indigènes.

La recette : de la yuka broyée, mélangée avec de l'eau du fleuve et pour faire fermenter le tout, rien de plus simple, on mastique la yuka puis on la recrache. Ca vous donne envie ? Promis on vous en préparera dès notre retour. Bien que souvent tentés par les nouvelles expériences, la perspective de chopper quelques parasites exotiques nous a un peu refroidis. Nous nous sommes tout de même forcé à boire un peu des portions très généreuses que l'on nous a données (de l'ordre d'un litre chacun). Ca fait parti des désagréments d'être un invité d'honneur. Mais on a fini par laisser le reste. Aïe, les femmes ont été hyper vexées. Elles nous faisaient la gueule et ne nous regardait plus. Bon, il était temps de changer de village. Oui ok c'est lâche et c'est du vulgaire consumérisme touristique.

Hormis cela, l'accueil a été souvent très chaleureux, Virginie c'est même vu offrir, en échange de savon, des colliers et de hochets, (non, il n'y a pas de message caché) composé de dents de je ne sais quel animal avec des pépins et le tout tissé avec des fibres locales. En France, ça pourrait servir de punition: si t'es pas sage, je t'offre ce hochet.

 

Trafics en tout genre

Le retour au point de départ nous prends 12h sans aucun arrêt. Il sera une bonne occasion de discuter avec Edouardo. Il nous expliquera qu'il fait sortir la viande en douce (Les espèces amazoniennes sont protégées) en la cachant sous du poisson. Qu'une fois un flic lui a réclamé 3500$ pour pouvoir passer avec une cargaison illégale de bois. Que les chargements de bananes cachent parfois du brut de cocaïne et que certains villages se dédient à sa fabrication. Lors d'une étape, un mec un peu saoul se sera vanté de faire du brut de coca et nous proposa d'aller voir ses installations. Nous refuserons poliment, même si en soit ce doit être très intéressant.
Ce qui est la plus triste là dedans, c'est que les indigènes se livrent à ce type de trafic pour trois fois rien et que ceux qui en profitent sont autres.

 

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Le dénuement total

L'éloignement des villes est aussi la cause d'une grande pauvreté. Ces communautés, moins visibles, sont les dernières à profiter des programmes d'aide. L'éducation récente y semble catastrophique. Les programmes de santé publique n'arrive pas là, ou très difficilement. Par exemple il n'y a aucun moyen de purifier l'eau. Le paludisme est encore très présent, nous y aurons vu plusieurs cas, dont des bébés. Heureusement grâce à des volontaires allemands, il y a une clinique (La FAAN).

Dernier maillon de la chaîne du commerce, le riz doit être commandé, il met 15 jours à venir. Il y est plus cher qu'ailleurs car nécessite plus de transport. Par contre les produits (chasse, pêche, agriculture) se vendent moins cher que n'importe où ailleurs... également car ils doivent être transportés.

Pour leur quotidien, les communautés fabriquent tout a la main : sacs tissés avec des métiers ancestraux, toits construits avec des feuilles de bananier, barques taillées dans les troncs d'arbre...

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Et notre boisson sucrée ?

Lors de notre voyage nous avons logé dans des lodges de familles plus que pauvres. Les seuls objets possédés sont des moustiquaires, une machette, quelques lignes de pêche avec du fil à coudre (pas de nylon), quelques casseroles. Pour seul loyer, nous partagions avec eux nos repas et s'était pour eux plus que suffisant.
Une anecdote amusante est celle du sort réservé à l'immense bouteille de boisson sucrée (3,5L). Nous l'observions et voyions bien son niveau descendre de temps en temps, jusqu'à la retrouver vide. Au moment du départ, nous retrouvons les enfants de la famille et l'air de rien nous leur demandons s'il ne serait pas à l'origine de la disparition de la gazeosas
- Eux : "non, c'est pas nous !"
- Nous : "et elle était bonne au moins ?"
- Eux : "heu Oui..."
Il sont trop mignons ces pauvres gamins.

 

L'adorable famille Gripsou

Le retour, au village de départ nous avons vraiment l'impression d'un retour à la civilisation. Pourtant, ici il n'y a de l'électricité que 3h/jour, il n'y a pas d'eau courante et la supérette n'offre que l'ultra basique ! Nous allons directement dans la famille qui nous avait accueillie à l'arrivée. Si les parents et les 10 enfants sont sympathiques, leur manie d'essayer de se faire offrir le moindre truc qui sort de notre sac ou que nous portons (jusqu'à nos alliances) gâche un brin la soirée. Quand à 5h du mat, le bateau de 1h n'est toujours pas passé, nous sommes dépités à l'idée de devoir repasser une journée avec eux.

Le matin ils abordent le traditionnel sujet de "Combien vous gagnez ?", "Combien coûte le billet d'avion et votre appareil photo ?". Nous nous en sortons de manière fallacieuse en disant que c'est difficilement comparable, qu'il faut être très riches pour manger du poisson frais à tous les repas en France (ce que eux font à 0,5€ le kilo) et qu'il est quasiment inabordable en France d'avoir 10 enfants.

 

Finalement, nous passons une excellente journée. Les petits sont ravis d'apprendre à jouer aux cartes et les plus grands de faire quelques exercices d'anglais et de maths avec nous. Toute la famille est fascinée par notre guide du Pérou et n'a aucun complexe à ne pas savoir placer leur pays sur une carte du monde ou même de montrer sur quel continent ils vivent. Tous resteront scotchés sur la photo du Machu Picchu, ils n'en avait jamais vu ! Bref l'éducation semble avoir des lacunes.

 

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Retour vers Yurimaguas

C'est bien émus que nous quittons, dans la soirée, cette rigolote famille pour reprendre le bateau direction Yurimaguas.

Notre lancha tire la bourre à une de ces concurrentes. A plusieurs reprises, nous avons l'occasion de nous rapprocher de l'autre bateau, et à notre grande surprise d'y apercevoir la famille Escargot (cf. rencontres), que nous retrouverons par la suite à Tarapoto.   

 Voir toutes les photos de cette excursion chez les Indigènes

 

Googleearth et vrais "sauvages"

Pour ceux qui ont google earth, voici le fichier de notre trajectoire et les villages traversés.
Il y a en Amazonie des tribus encore completement sauvages avec des contacts très rares avec la civilisation. Ceux-ci n'aiment pas les contacts car ils savent qu'ils peuvent apporter des maladies qui pourraient leur être mortelles. Ces tribus nécessitent, paraît-il, de l'ordre d'un mois de voyage aller pour y accéder. En 2008, une tribu sans aucun contact avec la civilisation a même été découverte par avion !
 

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>>> infos pratiques >>>

Notre Contact d'Ollanta - Rio Marañon et embouchure du Rio Chambira

Si vous descendez au village d'Ollanta allez directement voir la famille Cenepo, en face de l'arrêt de la lancha. Ils ne demandent qu'à recevoir des gens. Par contre n'y allez  pas sans répulsif, moustiquaires et hamacs. Prévoyez un traitement contre le palu si vous allez voir les communautés.

Comment avons nous été présentés aux communautés ?

Pour ceux qui ont a peu près suivi, on a fait le tour vers les communautés grâce à un guide et 2 touristes rencontrés lors du trajet sur la lancha. Le guide nous a vaguement dit qu'il faisait partie d'une ONG et qu'il venait chercher des infos là. Nous, on n'avait aucune intention de se présenter comme faisant partie d'une ONG. Malheureusement, c'est Eduardo qui nous introduisait. Dans le premier village, il a raconté que nous représentions une ONG et cherchions à recueillir des informations pour aider les communautés indigènes. Nous avons été pris de court et vraiment très gênés par cette présentation. Après cet incident, nous avons pris les devants, et été directement à la rencontre des indigènes pour éviter les malentendus.

Après vérification l'ONG pour laquelle le dit guide disait travailler n'a aucun rapport avec les communautés mais s'occupe de lutter contre la déforestation. Bref il nous a pipoté, car il pensait qu'en étant présentés ainsi les indigènes ne chercheraient pas à obtenir de l'argent de notre part. Pourtant, lors de nos visites, ceux-ci ne cherchaient pas forcément à connaître les motifs de notre voyage. Que l'on travaille pour une ONG ou pas, nous restions à leurs yeux des "gringos". Point besoin d'inventer des bobards. A partir du moment où on leur rend visite avec quelqu'un qu'elles connaissent, à qui elles font confiance, les communautés sont ouvertes à la venue d'étrangers, respectueux de leur coutume. De toute façon si l'on devait leur donner un peu d'argent, ce ne serait pas grand chose et sans doute très utile.

Comment aider les communautés ?
Il nous semble que le meilleur moyen est de passer par l'une des ONG en place. Celle qui nous a le plus convaincu est la FAAN,  une ONG allemande en charge d'une clinique sur le RIO Chambira. Si vous comprenez l'allemand, n'hésitez pas a visiter leur site : http://www.indianerhilfe.de/
Si vous partez la bas, emportez beaucoup trop de bouffe, ainsi vous pourrez inviter les familles qui vous reçoivent. Prenez également du savon, des cigarettes et des petits bijoux à leur offrir. En échange, vous recevrez surement de beaux colliers locaux...

 

 

 

 

 

 

 

   

Belen, Maisons flottantes et caimans au poids

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Belen, maisons flottantes et caïmans découpés - les 3 et 4 juillet

Une soupe de tortue puis du crocodile en salade SVP! Âmes sensibles : s'abstenir !

 

 

 

On ne connaît pas une ville du Pérou si l'on na pas vu son marché (précepte issu de notre incomparable expérience ;-). Nous arrêtons donc une moto taxi (il suffit de remuer le petit doigt pour en arrêter 2 ou 3) et partons direction Bélen.

 

 

Là bas, nous sommes accueillis par quelques policiers qui nous demandent nos numéros de passeports et se proposent de nous accompagner. Grâce à notre aiguisé esprit de déduction, nous concluons que le coin craint un peu. Plutôt que de déranger les forces de l'ordre péruviennes (qui de toute façon nous aurait extorqué un pourboire), nous décidons de partir avec un habitant du coin qui se propose de nous guider. Nous apprécions vraiment sa présence, car en plus de nous éviter d'avoir à offrir notre appareil photo au premier voyou venu, il nous permet de ne rien manquer.

Les caïmans découpés (pour le coup de l'arroseur arrosé ou plutôt du mangeur mangé), les crânes de singes (pour égayer un living), Les tortues (qui ici ne semblent pas être une espèce protégée et, qui comme les pots de moutarde servent après consommation de récipient), ...

 

 
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Et dans un répertoire plus gai, le singe domestique plus petit qu'une main (pour ceux qui perdent ou cassent tout et qui cherchent un bouc émissaire) et  les bébés perroquets (miam ! Heu non, pas ceux là).

 

 
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Les maisons flottantes

Puis Pablo notre guide, nous emmène en barque visiter le quartier de Bélen. Et oui en barque, car le quartier de Bélen est un quartier de maisons flottantes. 

 

 
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A l'issue de cette journée, notre amis Pablo nous propose de nous emmener faire un tour de plusieurs jours dans la jungle près de là d'où il vient. Ayant déjà fait un tour de ce type et ayant maintenant une peur bleue des toucans ouvreurs de crânes ;-)  nous refusons son offre. Mais le tour dans Bélen nous a vraiment plu et nous voulons le refaire le matin, quand il y a le plus d'activité. De plus, comme il est compliqué de se déplacer le matin, le plus simple, serait peut-être de dormir chez lui, dans sa maison flottante. Bref on s'invite chez lui avec une subtilité déconcertante ! On sympathise tout de suite avec ses 4 enfants et sa femme. Le petite maison repose sur des troncs d'arbres et ainsi flotte. Malgré cela, il y a l'électricité. Pour l'eau potable, il faut aller au bout de la rue.

 

 

Nous nous levons de petit matin pour aller faire un autre tour du quartier. Quand Pablo n'a pas de touriste, Pablo porte des charges, ce qu'il fait qu'il connait un peu tout le monde.

 
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Pablo nous emmène aussi faire un tour aux alentours et nous fait découvrir quelques plantes comme les colorants naturels qu'utilisent les indiens. 
 
 
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De retour pour le petit déj, nous avons du poisson grillé avec du riz, de la yuka et des bananes grillées. Nous profitons de la matinée à peine entamée pour aller faire un tour sur une plage de pêcheurs.

 

 
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Au retour nous attendent un ceviche de caïman (cru, cuisiné avec du citron) et un chicharron de caïman, que nous partageons avec toute la famille élargie de Pablo. Les deux sont vraiment délicieux.  

 

 
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A notre départ, les pleurs de la petite Raquel nous voyant déjà quitter sa maison, nous font un pincement au cœur. C'est vrai que l'on aura passé un excellent moment.

 Voir toutes les photos de notre étape dans le quartier de Bélen

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>>> infos pratiques >>>

  • Coordonnées de Pablo notre guide et hôte de Bélen

Son site http:// guiapionero.blogspot.com

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Iquitos, La plus grande ville du monde inaccessible par la route

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Iquitos, la plus grande ville du monde inaccessible par la route

Encore une grande hésitation que l'on se trainait depuis quelques mois... Va-t-on aller à Iquitos. Iquitos est une ville paumée au coeur de l'Amazonie. Tellement paumée qu'elle est détentrice du titre mondial de plus grande ville inaccessible par la route. Et c'est précisément là que le bas blesse car alors il ne reste que deux options : Y aller par voie aérienne (c'est cher !) ou y aller par voie maritime (c'est long !). Se rapportant à notre expérience de voyageur Sud Américain (qui commence à être consistante), on se dit que comme ici les trajets constituent en soi une aventure, celui nous menant à Iquitos en constituera une qui vaut surement la peine d'être vécue. Deux jours de bateau, en grande partie sur l'Amazone.

2 jours de traversée sur hamacs

A peine notre moto-taxi arrivée à Yurimaguas, port de départ, que nous sommes assaillis par les équipages des 2 lanchas (bateaux). Il est difficile de dire quelles ont étés les motivations qui nous ont poussées à prendre une lancha plutôt que l'autre. Peut-être que celui choisi, tirait plus fort sur nos bras que l'autre.

 

 

Toujours est-il que nous voilà à bord de l'Edouardo III, nous tendons nos hamacs et nous couchons pour la première nuit de ce voyage de deux jours.

 

 

 

 

Nous sommes les deux seuls "blancs" à bord et nous ne tarderons pas à sympathiser avec les autres passagers. En particulier, une petite famille qui déménage et un ingénieur qui va bosser là bas.

 

 
 

Au final nous ne voyons pas vraiment le temps passer, d'autant plus qu'au cours du voyage nous passons à côté de nombreux villages et nous arrêtons pour charger des tonnes de bananes. Les maisons du bord du fleuve sont comme on en a jamais vu ailleurs. Sans mur, sur piloti avec un toit en branche de feuilles de bananier.

 

 

 

 

 

 

Iquitos et se bêbètes

En soi Iquitos ne présente pas un intérêt démentiel. La ville n'est pas extrêmement dépaysante et est parcourue par quelques 24000 moto-taxis. Bref ça grouille autant que des mouches autour d'un verre oublié de boisson sucrée.

Dans les alentours, nous allons voir quelques petits parcs animaliers peuplés des animaux de la jungle environnante. Nous aurons ainsi le privilège de gratter Lucas le Tapir, de bercer un paresseux, de se faire épouiller gratos par un singe qui ne connait pas la crème solaire, de voir pleins d'oiseaux exotiques accompagnés d'une guide armée d'un balais pour ne pas  se faire ouvrir le crane par le toucan, de baptiser l'appareil photo avec une énorme fiante d'un perroquet bleu et jaune, de se faire rapporter la branbranche par un dauphin rose qui se prenait pour un toutou, de se faire vider notre verre d'alcool local par un bébé singe... Que d'émotions et de frissons.

 

 

 
 
 
 

 

 

 

 

 

Toutes ces visites de parcs et zoo etaient tres chouettes, mais ne nous ont pas tant marqués que la visite du marche de Belen -> voir article sur Belen

 

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>>> Infos pratiques  >>>

Pour aller a Iquitos, il y a environ une lancha par jour qui part de Yurimaguas vers 13h.

Une nouvelle route asphaltée mène de Tarapoto à Yurimaguas en 2h30 (c'est mieux que les 6h de piste annoncées par les guides de voyage).

A Tarapoto, nous vous conseillons l'hotel El Mirador. Légèrement au dessus des prix "petits budgets" habituels, mais calme (comprendre loin du bruit des discothèques ou des moto taxis), disposant d'une chouette terrasse, de chambres impeccables et d'un accueil très chaleureux. 

 

 

 

 

 

   

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