Bilan ? positif !
Voilà presque un an que nous sommes rentrés de notre périple. Depuis, les jours, les semaines et les mois se sont enchainés très rapidement et ne nous ont guère laissé de répit. Il y a, bien sûr, eu la reprise du travail qui nous a forcé a remettre le pied à l'étrier de la vie parisienne rapidement. Et puis...il y a eu une belle surprise à la fin de notre voyage. Une petite graine qui a germé lors de notre dernier mois, a lentement pris forme et place dans nos vies, pour se dévoiler au grand jour au printemps. Emile a pointé le bout de son nez le 3 mai 2010 et nous comble de bonheur.
En rentrant de nos 8 mois de voyage, nous repartions pour 8 mois passés à vitesse grand V : retrouvailles avec la famille et les amis, reprise du travail, grossesse, prospection pour un nouvel appart, travaux et déménagement... Au fond, nous étions ravis d'enchainer aussi vite avec de nouveaux projets. Le regret de ne plus être en vadrouille n'avait pas sa place dans nos quotidiens et la transition vers une vie plus sédentaire a été naturelle. C'est donc presque un an après notre retour, alors qu'Émile vient d'avoir 3 mois, profitant de la pause estivale, du temps libre qu'elle nous offre, que nous prenons le temps de repenser à notre voyage.
Notre voyage, c'était avant tout l'aventure d'être sur la route et de découvrir chemin faisant des lieux choisis avec soin dans nos guides. Prendre régulièrement le bus de longues heures avant de parvenir sur le lieu convoité puis, avoir et prendre le temps d'en apprécier toutes les particularités. Et c'est ainsi que nous avons commencé par avaler des kilomètres pour atteindre Ushuaia. La ville du bout du monde. A chaque étape, nous attendait des expériences nouvelles : randonnées dans des paysages magnifiques, découverte archéologique, visite d'un musée passionnant, expédition en vélo, dans la jungle, au sommet d'une montagne...En bonus, l'opportunité de rencontrer d'autres voyageurs et de partager avec eux d'excellents moments.
Au delà de tous ces moments de liberté et de découverte, notre voyage nous a apporté de véritables "plus" pour l'après.
Notre voyage a réveillé nos sens. Notamment celui de l'observation ou de la contemplation. Un sens souvent stimulé par la photo pour Théo. Nous en sommes revenus avec une capacité de mieux « observer notre quotidien ». Nous sommes aussi devenus d'inlassables marcheurs. Nous ne nous lassons pas de nous balader, même dans la forêt qui se trouve à côté de chez nous : il y a toujours quelque chose à découvrir, observer. Nous sommes revenus en quelque sorte plus curieux qu'avant. Et bien sûr, notre vie de plein air pendant 8 mois a renforcé notre attachement à la nature et notre désir d'une vie un peu moins citadine qu'avant.
Notre voyage nous a permis d'avoir du temps pour nous. Même les longues heures passées dans les bus n'étaient pas du temps perdu. Avec un bon bouquin, elles passaient parfois très vites. Certains trajets nous ont toutefois paru longs (record pour les 2,5 jours à passer la frontière Pérou-Équateur) , bien que nous ayons développé une sacrée patience pendant le voyage. Patience que nous essayons tant bien que mal de conserver dans notre mode de vie au quotidien, même si nos contraintes temporaires n'ont rien à voir et que nous sommes de nouveau obligés de calculer notre emploi du temps à la minute. C'est l'un des aspects des plus difficiles au retour en France. Avoir un rythme de vie marqué par le « manque de temps ». En tout cas, nous tâchons d'apprécier notre temps libre à sa juste mesure, pour Théo en faisant des photos, pour Virginie en ce remettant au Yoga et surtout en passant du temps ensemble, en famille ou avec nos amis.
Mais les temps forts de notre voyage ont été les expériences les moins touristiques que nous avons vécues, celles qui ne sont pas dans les guides : les rencontres et les longues soirées passées avec des amis argentins, notre expérience dans un centre d'accueil d'enfants de prisonniers en Bolivie, notre vadrouille au sein de communauté de nativos amazoniens... Ils ont développé notre ouverture culturelle et notre esprit critique vis-à-vis de notre société.
De retour en France nous avons vite renoué avec notre mode de vie occidental. En regardant grandir notre petit Emile, gâté comme un roi à la naissance, toujours très entouré, en pleine forme, nous ne pouvons nous empêcher de penser à la chance qu'il a et que nous avons. Pourrions nous lui consacrer autant de temps et d'affection sans nos droits à congé et notre situation ? Sa santé serait-elle aussi bien suivie dans d'autres pays ? Y aurait-il autant de personnes (parents, grands-parents, tontons&tatas, amis, nounou...) pour le stimuler ailleurs ? Toutes ces questions peuvent sembler banales et les réponses évidentes, mais le dépaysement du voyage, les rencontres permettent de les vivre et les comprendre en profondeur.
Comme nous l'espérions, il y a eu un avant, un pendant et un après notre PaseoLatino ! Nous ne sommes pas revenus différents, mais peut-être un peu plus « murs » qu'avant et prêt à enchainer avec un nouvel inconnu : celui d'être parents.
A d'autres voyageurs, tentés par l'expérience, nous n'avons qu'un mot « n'hésitez plus, foncez ».
Et voici une petite liste de questions/réponses pour que vous en sachiez plus encore sur notre voyage.
Referions nous le même trajet ?
Probablement oui. Nous n'en avions qu'une idée vague au départ. Notre trajet s'est donc construit au fur et à mesure de notre voyage, en fonction des lieux où nous avions envie de nous attarder ou pas, des conseils d'autres voyageurs et des aléas des transports en bus. La seule contrainte que nous ayons eue, est d'avoir acheté notre billet retour, deux mois avant. Cela nous a contraint à prendre 2 mois pour visiter l'Équateur et la Colombie. Sans cette contrainte, on aurait peut-être fait un peu moins d'étapes en Équateur et en Colombie pour pouvoir aller jusqu'en Amérique Centrale ? Un peu moins d'étapes en Équateur, car c'est un pays qui ressemble beaucoup à d'autres pays andins et le dépaysement est moins fort. Un peu moins d'étape en Colombie car nous nous sommes résignés par prudence à ne pas sortir des sentiers battus, et c'est un mode de voyage qui nous plait moins.
Avons nous eu de mauvaises surprises ?
Difficile de voyager 8 mois sans mauvaise surprise. Les plus désagréables ont été le vol d'un sac dans la soute d'un bus en Colombie et la petite « agression » par des gamins dans les rues de Bogotá. Au final, ce n'était pas grand chose et comme c'était sur la fin de notre voyage, ça a en quelque sorte aidé à notre retour. Dans tous les cas, il faut partir avec en tête l'idée qu'il y aura quelques mauvaises surprises mais toujours surmontables et largement compensées par les bonnes surprises du voyage.
8 mois étaient-ce suffisant ?
A la fois, oui et non.
Oui car nous avons ressenti une baisse de motivation sur la fin de notre voyage. Était-ce en partie psychologique ? Était-ce car nous avions eu quelques mauvaises surprises ? Nous n'en savons trop rien mais nous étions contents de rentrer au bout de 8 mois, alors que nous aurions été frustrés quelques mois avant par un retour prématuré.
Ceci dit, 8 mois ne nous ont permis de visiter que 6 pays. Dont certains dans lesquels nous rêvons déjà de retourner. 1 an nous aurait permis d'en faire plus. Et bien sûr, si l'opportunité de voyager longtemps se présente à nous à nouveau, nous n'hésiterons probablement pas pour remettre les voiles vers de nouvelles destinations.
Et pour un couple n'est-ce pas difficile de passer 24h/24h?
Pour nous ça s'est toujours très bien passé.
Bien sûr, on a eu quelques engueulades. 2 heures après avoir attendu un bus, qui n'arrive pas, sous une pluie glaciale, paumés au milieu de nulle part, difficile de ne pas craquer, de ne pas avoir envie de rejeter la faute sur l'autre (toute allusion à du vécu serait fortuite ;-)
Davantage qu'au quotidien où chacun assume seul ses décisions, il nous a semblé important de « faire équipe » en voyage et se soutenir face à un « obstacle ».
Il faut aussi veiller à ne pas passer trop de temps « coupés des autres ». Après quelques jours sans rencontres, il nous tardait de rencontrer d'autres touristes même pour des discussions sur la pluie et le beau temps.
Et bien sûr partager les mêmes désirs de voyage est fondamental. Nous avons parfois eu à faire des concessions l'un vis -à-vis de l'autre. L'un qui voulait remonter une route en auto-stop, l'autre moins tenté par l'expérience...
Une fois les repères du couple-en-voyage pris, c'est une excellente expérience qui permet de se connaitre encore et encore mieux, de développer ses complémentarités, et même après des années ensemble de découvrir des facettes cachées de son compagnon.
Et le retour, était-ce difficile ?
On revient à un mode de vie différent du voyage et plus contraignant, donc forcément l'atterrissage est un peu difficile. Surtout si l'on embraye rapidement sur les occupations/boulot que l'on avait avant.
Pour Théo (ingénieur), le retour a coïncidé avec une mutation professionnelle, qui lui a apporté du renouveau et de nouvelles motivations. Pour Virginie (consultante), c'était une nouvelle mission, exigeante et les premiers mois, associés au début de la grossesse, lui ont demandé de se remettre un peu vite dans le bain à son gout mais une fois cette étape passée, tout allait pour le mieux.
Assurance - Assistance - Vol ou Annulation
Nous vous conseillons vivement de commencer par lire l'article sur les assurances/assistances santé. La conclusion y est que nous n'avons rien pris de particulier mais simplement une assurance habitation à la MAIF...
Assurance vol des bagages
Bon OK c'est suffisant pour les aspects santé, mais pour le vol ? La grande majorité des voyageurs au long cours que nous avons croisé ont eu leurs déboires : vol de sac, d'appareil photo, agression... Et il y a de fortes chance que, comme nous, vous connaissiez aussi ce type de déconvenues.
Nous avons testé pour vous :
Virginie & Théophile prennent le bus en Colombie. Saisi d'un doute, le chauffeur leur fait vérifier le contenu des soutes. Pas de doutes, un de leurs sac a disparu.V&T vont donc passer une charmante soirée au commissariat avec leurs compagnons de mésaventure(2 colombiennes). Là ils déposent leur plainte et font une estimation du montant des pertes (environ 1200€).
De retour en France ils adressent un courrier à la MAIF avec les factures qu'ils avaient gardées (pour 700€ environ), les photos du contenu du sac et la plainte. Bilan après déduction d'une franchise (250€) le montant du remboursement est de plus de 900€. Merci la MAIF :-).
Vu le prix d'une assurance de voyage et du montant de la franchise qui existe de toutes façons, nous sommes très content de s'être contentés de l'assurance habitation.
Pensez donc :
- A garder toutes vos factures
- A prendre en photo le contenu du sac
- A ne pas trop vous assurer
Assurance annulation voyage
Nous étions couverts pour annulation du voyage par notre carte bleue. Attention, il faut une raison sérieuse.
Si ça peut vous rassurer, nous n'avons aucune action ni lien avec la MAIF autre qu'y être assurés.
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