Anecdotes, délires, rencontres
Anecdotes et délires
Logique !
A San Miguel, nous discutions d'un peu tout et rien avec un villageois. Nous lui demandons notamment
- En Equateur l'armée est obligatoire?
- Oui.
- Et tu l'as faites?
- Non.
- Pourquoi?
- Parce que je n'avais pas envie !
- Mais c'est obligatoire !
- Non!
Ce problème de communication où un autochtone nous répond une chose puis son contraire, nous est arrivé à maintes reprises durant le voyage. Souvent lors de discussions avec des gens simples. Probabement, parfois car nos questions, formulées dans un espagnol rudimentaire, sont mal comprises. Mais également car notre interlocteur ne comprend pas forcément l'intérêt de notre question. Ne connaissant que sa société, il n'imagine pas forcément qu'il puisse en exister des différentes de la sienne et ne comprend pas notre question.
Acte 1, Scène 1
A Esmeralda, en Equateur, nous étions à la recherche d'informations sur les alentours. Naturellement nous nous dirigeons vers l'office du tourisme. Deux personnes nous y accueillent.
- Nous : Bonjour,
- Eux : Bonjour,
- Nous : Nous voudrions des informations sur les alentours de la ville. En particulier sur le parc avec les mangroves les plus hautes du monde.
- Nous : ?????
- Eux :
- Eux : C'est à dire que nous ne donnons des informations que sur la ville.
- Nous : Et donc qu'est ce qu'il y à a faire dans la ville.
- Eux : Il y a un musée là !
A ce stade nous en déduisons qu'ils sont payés pour indiquer le musée.
Sur ce, un des deux disparait, va chercher un DVD, l'introduit dans son lecteur et signifie à son compagnon que c'est là que nous voulons aller. Nous n'avons, bien sûr, pas la possibilité de voir l'écran.
- Nous, mettant fin à ce petit manège : Et où peut-on avoir des informations sur la région.
- Eux : Au ministère du Tourisme,
Le fonctionnaire prenant un plan nous indique l'adresse.
Acte 1, scène 2
Nous arrivons sur le dit lieu. Pas de minstère du tourisme. ç'aurait été trop beau que l'office de tourisme sache où se trouve le ministère du tourisme. Après une heure d'enquête auprès des habitants et d'officiers de police, nous trouvons à un paté de maison le fameux "ministère". Celui-ci avait déménagé depuis 4 mois.
A Olmedo, en discutant avec un jeune
A Tumaco, ils sont vachement accueillant là bas, c'est là que mon père s'est fait assassiné il y a deux mois.
C'est vrai que vu sous cet angle ça à l'air chouette!
A San Miguel, Angel un villageois commente mon tee shirt estampillé.
Bolivie, La Paz! il y a dû y avoir des problèmes en Bolivie pour que l'on y demande la paix.
Heu je croyais que la Paz était la "capitale" de Bolivie!
Il y a une mode en Amérique Latine, qui consisite, à la frontière, à vous donner un petit papier qu'il ne faut pas perdre. Petit papier qu'on a perdu. Au poste de douane Bolivie/Pérou, on nous informe que cette perte nous en coûtera 20 bol chacun. On nous oriente vers le guichet pour les têtes en l'air, où nous nous acquittons de nos amendes. Puis nous réclamons un reçu. Visiblement déstabilisé, après un instant d'hésitation, notre interlocuteur nous tend un morceau de papier.
On ne nous la fait pas, ce n'est pas une facture, on veut une facture. C'est à ce moment qu'intervient le Sergent Machin Chouette, qui plein de bon sens nous fait remarquer que l'on n'a certainement pas eu beaucoup de factures durant notre séjour en Bolivie.
Je m'abstiens de lui retorquer que, malgrè tout, ce serait la première fois que je corromps un officiel. Ceci car Virginie me fait part de son souhait de ne pas effectuer toutes les démarches qui nous auraient menées à l'obtention dudit reçu. Démarches qui auraient immanquablement prolongées notre séjour en Bolivie, expérience certainement aussi enrichissante que désagréable.
Cultivé
Nous étions en train de couper à travers champs du côté de Tilcara, quand un peu perdu nous demandons notre chemin. Un homme d'une cinquantaine d'année nous répond très gentiment, puis visiblement intrigué nous demande d'où nous sommes. Notre réponse le suprend car le voiçi qui s'appuie contre un mur puis s'étouffe... "La France, mais c'est un autre pays !!".
J'étais (Théo) dans la salle principale d'un hotel, sur une table avec l'ordinateur. Un mec vient, et sans m'adresser la parole prend la chaise en face de moi, la tourne d'un quart de tour, puis pose ses mains sur le sol, ses pieds sur la chaise et entame une série de pompes. Une fois les exercices effectués, il se relève et me jette un coup d'oeil satisfait. Je reste dubitatif. D'autres détails et indices me laisseront penser qu'il s'agissait d'une technique de drague... Avis aux amateurs!
A Cafayate, alors que nous louons des vélos pour visiter la Quebrada, notre interlocutrice, afin de nous éviter les désagréments de pédaler sous un soleil de plomb nous recommande de prendre le bus de 5h00. Ce qu'elle omet de nous dire est que le trajet dure moins d'une heure. Ainsi que nous nous verrons déposés par une nuit complètement noire, seuls au milieu de nulle part... Non pardon pas nulle part, ce lieux porte le doux nom de "gorge du diable", lieu indéniablement à visiter de nuit!
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Comment se retrouver à minuit, dans un chantier, dans un coin paumé d'une minuscule ville à assister à une interprétation au violon par une Australienne bourrée de l'Avé Maria devant une assemblée d'israéliens enthousiastes?
Argentine
Prenez une ville Paumée (El Chalten), une mec qui comme gagne pain vend des billets de bus et utilise son jardin comme terminal d'autobus. Prenez un bus de nuit qui part avec une heure de retard alors que souffle une vent glacial. Prenez comme seul abri un chantier et comme passagers de l'autobus une Australienne violoniste et saoule et un groupe d'israéliens. Prenez un Chilien qui drague l'australienne et qui lui demande de sortir son zinzin... Et voilà vous obtenez cette surprenante scène de la glorification de Marie devant une assemblée d'israéliens...
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Puerto Natales - Sus aux us et coutumes culinaires.
Chili
Cette ville ressemble à toutes celles que nous traversons en Patagonie : résidentielle, avec des maisons composées de rarement plus d'un étage aux couleurs vives et toutes différentes les unes des autres.
Cette ville chilienne a la particularité de servir de point de départ pour les très nombreux touristes souhaitant randonner dans le magnifique parc national Torres de Paine. En période estivale la ville gonfle et sa population grandit de façon disproportionnée. Les autochtones s'adaptent pour tirer autant que possible profit de ce phénomène. Les maisons se transforment en auberges, les drogueries vendent réchauds à gaz et matériel de camping, les magasins de vêtements se remplissent de Gore Tex, les bars et restaurants se mettent au wifi et proposent leurs menus en anglais.
Cependant certains semblent dépassés par ce phénomène visiblement antérieur au début de leur activité. Affichant un menu du jours à 2000$ (2,5€), composé d'une soupe de lentille, d'un plat de bœuf et pommes de terre et en dessert d'une gelée aromatisée au sirop de grenadine, ce petit restaurant sert de cantine au locaux toutes l'année.
Mais il attire aussi les touristes des auberges voisines... La serveuse, qui en France aurait bien mérité sa retraite, se retrouve complètement débordée, elle ne sait plus où donner de la tête, court dans tous les sens, soupire, s'essouffle. Elle prend notre commande avant même de nous installer puis disparait pendant un bout de temps. Quand nous sommes sûrs qu'elle nous a oublié la voilà qui revient avec la soupe.. Pas le temps de la finir, nous avons sur notre table le plat de résistance. Nous mangeons pour éviter que ça ne refroidisse et profitons d'un de ses brefs passage pour lui rappeler qu'elle a oublié la boisson et que bien que celle-ci se serve ordinairement avant le repas nous lui serions grès de bien vouloir nous la servir maintenant. Peu après, la voilà qui revient avec les desserts de la table voisine, rompant avec la coutume qui veut que ceux-ci soient servis après le plat principal et non juste après l'entrée. Erreur qui a vite fait de provoquer l'hilarité de nos voisins...La serveuse remporte ses desserts en poussant un long soupir.
Les rencontres
Voici un petit journal des personnes rencontrées au cours de notre périple
Esther et Armando et leurs 10 enfants - Pérou, Ollanta, Rio Marañon et embouchure du Rio Chambira
Après quelques heures passés dans cette famille, nous l'avions surnomé la famille Gripsou tant leur manie d'essayer de se faire offrir la moindre chose (jusqu'à nos alliances) nous exaspérait. Nous avons pourtant passé d'excellents moments avec eux en revenant de notre excursion sur le Rio Chambira. Esther et Armando élèvent leurs 10 enfants avec une grande simplicité. La majorité de la journée se passe dans la pièce principale, autour de la table, de quelques chaises et hamacs. Mais la maison reste toujours ouverte à l'étranger de passage ! Merci Esther et Armando pour votre accueil et de votre générosité.
Pablo Parana et sa famille - Pérou, Amazonie, Belen
Pablo et sa famille habitent le quartier de maisons flottantes de Bélen, près d'Iquitos. Nous avons rencontré Pablo alors que nous nous apprêtions à visiter le marché, réputé dangereux. Nous avons préféré faire cette visite en sa compagnie, puis nous nous sommes invités à dormir chez lui pour pouvoir visiter le marché à l'aube. Nous avons été agréablement surpris par l'accueil chaleureux et la joie de vivre de toute sa famille. On en garde un souvenir mémorable et on reste maintenant en contact avec Pablo en espérant, qui sait, lui rendre visite un jour de nouveau.
La famille Escargot : Alex, Nadia, Zoé et Basile - Pérou, Huaraz
Une famille de français avec les deux plus jeunes backpackers que nous ayons rencontrés depuis le début de notre voyage, Basile et Zoé, 2 et 5 ans. Plein de vie et d'énergie, ils ont séduits tous les français de notre auberge à Huaraz, au point de faire une soirée dessins animés tous ensemble ;-) La famille Escargot voyage 1 an en Amérique du Sud, on les recroisera peut-être, avec grand plaisir!
Vanessa et Agustin - Pérou, Machu Picchu et vallée sacrée
2 argentins de Buenos Aires que nous avons rencontrés lors de la visite de la vallée sacrée puis que nous avons retrouvé sur le site du Machu Picchu. C'était chouette de reparler avec eux l'espagnol d'Argentine, son accent, ses jo, ses cht...
Alex et Vita - Bolivie, Parque Madidi et Rurrenabaque
C'est dans la jungle que nous avons rencontrés ces deux baroudeurs russes. Leur moyen de transport préféré : le vélo. Et pour Alex, une passion commune avec Théo, la photo. Leur blog est tout en russe, mais après quelques clics, on arrive à y trouver des photos magnifiques.
Emilie - Bolivie - Cochabamba et sur les pentes du Huayna Potosi
Emilie, une française, volontaire à la CAICC pendant quasiment un an. Elle qui nous a introduit à la CAICC. Nous avons fait en sa compagnie quelques évènements mémorables : le mariage de Harol, et un mois plus tard, l'ascension du Huayna Potosi.
Angela, Claudia et Yolanda et tous les professionnels de la CAICC - Bolivie - Cochabamba
Toute l'équipe et les volontaires de la CAICC était bien sympatique. Nous y avons aidé en particuliers 3 éducatrices, Angela, Claudia et Yolanda, à gérer des petits monstres de 2 à 5 ans. Après avoir participés ensemble à la même soirée de Boda, les liens se sont déliés, et nous avons eu le sentiment de les quitter un peu vite. On espère que d'autres volontaires ont pris la relève.
Sandrine et Jérémy - Bolivie - Cochabamba
Nos amis suisses qui font un projet de volontariat de 3 ans à Cochabamba, Efecto Mariposa (voir la rubrique "autres sites"). On a des amis suisses en Bolivie ? Bah maintenant oui ! C'est lors de notre rencontre dans un bar, le jour de notre arrivée à Cocha, qu'ils nous ont proposés de loger chez eux. On ne doit pas avoir des têtes de narcotrafiquants! On a passé 2 excellentes semaines avec eux à bien manger, bien boire, bien rigoler et même à faire des jeux dynamiques (pour ceux qui sont intrigués, on vous fera une démonstration à notre retour en France!).
Encore un grand merci à tous les deux.
Aude et Javier - Bolivie - de Tupiza à Cochabamba
Des amis franco-espagnol avec lesquels nous avons fait un bout de chemin : le sud Lipez, le salar d'Uyuni, Potosi et la visite d´Evo Morales. Puis Cochabamba où Javi a rejoint Aude, qui fait du volontariat depuis quelques mois. C'est par leur intermédiaire que nous avons découvert la CAICC, rencontré Sandrine et Jérémy... Merki à tous les deux. Quand est-ce qu'on se recroise ?


